Etape 5 : Cormoranche-sur-Saône/Colombier-le-Vieux
Au début des années 30, Albert Lejeune est un homme heureux. Il dirige deux journaux qui font autorité, sont lus par le plus grand nombre et sont l’objet de convoitise de la part des publicitaires.
Albert Lejeune cherche un lien entre ses deux journaux, Le Petit Journal basé à Paris et Le Petit Niçois basé à Nice. Cet événement doit être cycliste.
À l’époque l’intérêt pour le cyclisme est immense. André Leducq, Antonin Magne, Georges Speicher, René Vietto sont les grandes vedettes du sport national. Leurs exploits sur les routes du Tour de France enchantent et, l’hiver venu, on va les voir dans les vélodromes où ils se produisent.
En Europe, les courses d’un jour de ville à ville sont nombreuses. Les courses à étapes beaucoup plus rares. Il y a bien sûr le Tour de France et le Tour d’Italie (le Tour d’Espagne ne naît qu’en 1935) et deux autres épreuves d’une durée de 8 jours au cours desquelles les coureurs français se distinguent : le Tour de Catalogne et le Tour du Pays Basque.
L’idée directrice d’Albert Lejeune est toute simple. Il s’agit de relier le centre géographique de ses deux journaux par une course cycliste novatrice.
D’où le choix de Paris-Nice, sur une durée de six jours, pour prolonger la saison hivernale en rappelant ainsi les Six Jours, course très prisée par le public à l’époque. La course prend le nom de «Six Jours de la Route ».
La Mairie de Nice est tout de suite favorable à cette initiative. Elle y voit un bon moyen de prolonger les festivités du Festival.