Lieux de mondanité
Nice s’affirme comme la ville la plus importante de la Riviera, cette bande côtière qui s’étend de Hyères à Gênes et qui connaît, chaque hiver, un afflux de touristes dont le nombre va décupler après l’arrivée du chemin de fer en 1864. Peu à peu, le terme de « Côte d’Azur », titre d’un ouvrage de Stephen Liégeard paru en 1887, va supplanter celui de Riviera pour sa partie française.
Certains hivernants viennent chaque année : on les surnomme les « hirondelles d’hiver ». Beaucoup font construire une « villa montée » dans un vaste jardin où se mêlent essences locales et exotiques. Elles sont caractérisées par leur grande variété de styles : néo-classique, mauresque, néo-gothique.
Les premiers grands hôtels sont construits, à partir des années 1840, le long du Paillon, en face de la vieille ville, en bordure du jardin public. Le Grand Hôtel (1867) est le premier à refléter le luxe de ceux de Londres et de Paris.
A partir des années 1860, les principaux hôtels sont construits le long du bord de mer et, à la fin du XIXème siècle, les collines, en particulier celle de Cimiez, voient se dresser d’immenses bâtiments - Hôtel Régina, Hôtel Impérial - aux façades orientées vers la mer.
Peu avant la première guerre mondiale, de prestigieux palaces – le Ruhl, le Négresco - offrent le confort moderne (une salle de bains par chambre, le chauffage central) et ponctuent la Promenade des Anglais de leurs coupoles d’angle.
La promenade est la grande occupation des hivernants. Vers 1860, la Promenade des Anglais supplante les terrasses en bordure du Vieux-Nice.
Avec la voiture automobile, on part à la découverte du haut pays niçois.