Pendule « Apollon »
Un Apollon à demi nu, la tête couronnée de feuillage et coiffée d’une grappe de raisin portant de sa main droite une lyre, est assis sur un cadran circulaire où pend une guirlande de vigne. Le cadran signé est soutenu de part et d’autre par des rochers garnis d’une flûte de Syrinx, d’une aiguière et d’un tambourin. Cet ensemble repose sur un socle oblong mouluré, à pieds en forme de toupie, orné en façade d’un bas-relief, où figure une scène de bacchanales avec le char de Bacchus tiré par des lionnes, accompagné de ménades. Des bouquets renversés de grappes de raisin et d’épis de blé noués par un fin ruban et de larges volutes encadrent la fête dionysiaque.
Parmi quelques autres exemplaires de cette pendule présentant le même thème, deux pendules portent un mouvement signé l’un par Armingaud, l’autre par Bouretz, horlogers à Paris à la fin du XVIIIè siècle et au début du Premier Empire.
La pendule figurait au mobilier de la villa Masséna lors de son ameublement par Victor Masséna d’Essling entre 1900 et 1910.